| D'après Bestiary Bestiaire Heureux le vif lézard qui va où bon lui semble Parcourant les crevasses Au beau milieu des ruines épiques d'un temple Sans laisser une trace. Heureuse la belette au creux du cimetière Tissant un chemin fin De vie entre les monticules funéraires Des illustres défunts. Calés dans le tissu complexe de leur monde Les petits êtres veillent À ne pas aller où les grands luttent et grondent Et ronflent au soleil. Dignes d'admiration, les petits, les furtifs, Modestes et frugaux. Ô combien encombrants, tous ces mammouths massifs, Suffisants et brutaux. Heureux devrions-nous hanter les interstices D'une époque en déclin, Tandis que les maîtres impudents qui régissent Piétinent le terrain. James Reeves Traduit de l'anglais par Laurent Chiacchiérini en septembre 2009
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